Vous ou l’un de vos proches perdez en autonomie, mais vous vous sentez dépassé par la quantité d’informations disponible ? 

Vous vous demandez quels sont vos droits ? 

Vous ne savez pas quelles démarches initier ni à quelle caisse vous adresser pour améliorer votre quotidien ou celui de votre proche ? 

On vous aide à y voir plus clair !

Dans cet article, on revient sur l’aide à la perte d’autonomie. Le gouvernement a mis en place différents soutiens, notamment financiers, pour vous accompagner au mieux avant et après décès.

📝 Récap’ des aides à la perte d’autonomie, avant et après décès 

Face à une perte d’autonomie, vous pouvez activer plusieurs aides selon votre situation ou celle de votre proche. 

Les aides avant décèsLes principales aides après décès
✅ L’APA : l’Allocation Personnalisée d’Autonomie
✅ La PCH : la Prestation de Compensation du Handicap
✅ L'abattement sur le revenu
✅ Le crédit d'impôt pour l’aide à domicile
✅ L’aide à l'adaptation d’un logement 
✅ La réduction des impôts locaux
✅ Les réductions d’impôts pour une personne aidante
✅ Les aides fiscales pour une personne hébergée en EHPAD
✅ Le capital décès CPAM
✅ La pension de réversion 
✅ L’allocation de soutien familial

Voyons ensemble chacune d’elles en détail. 👇

Aide n°1 : L’APA, l’aide personnalisée à la perte d’autonomie 

L’un de vos parents, frère ou sœur, est en perte d’autonomie ? Vous pouvez demander l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie). 

L’intérêt ? À domicile, l’APA compense une partie des dépenses en lien direct avec la perte d’autonomie. En EHPAD, elle permet aussi de réduire le tarif dépendance en vigueur.

Qui peut bénéficier de l’APA ? 

L’APA est une aide à la perte d’autonomie qui s’adresse à toutes les personnes : 

  • de 60 ans et plus ;
  • résidant en France de manière régulière ; 
  • en perte d’autonomie.

Elle est versée par le Conseil départemental.

Quelles sont les conditions pour percevoir l’APA ? 

Vous vous demandez si votre proche peut en bénéficier ? 

📝 Voici les conditions à remplir : 

  • Avoir une perte d’autonomie avec un GIR compris entre 1 et 4. 
  • Être à domicile ou en établissement.

🤔 C’est quoi le GIR ? L’AGGIR est une grille qui estime le degré de perte d’autonomie. Les professionnels du Conseil départemental vérifient la capacité de la personne âgée à réaliser 10 activités physiques et mentales et 7 activités domestiques et sociales. Les résultats obtenus déterminent un niveau de GIR (Groupe Iso-Ressources), sur une échelle de 1 à 6. Il correspond au niveau de perte d’autonomie de la personne.

Quel revenu pour toucher l’APA ?

Bonne nouvelle : l'attribution de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie n’est soumise à aucune condition de revenus. 

Néanmoins, selon le niveau de vie de la personne, l’APA sera plus ou moins conséquente. À partir d’un certain niveau de ressources, des frais restent à la charge du bénéficiaire.  

💡 Bon à savoir : l’APA est exonérée d’impôts.

Quel est le montant de l’APA ?

Le montant de l’Allocation Personnalisée d'Autonomie dépend : 

  • du niveau de revenus de votre proche ; 
  • de son besoin d’aide à l’autonomie.

Voici les montants versés en fonction du niveau de de perte d’autonomie (GIR) de votre proche, au 1er janvier 2026 : 

  • GIR 1 : 2 080,33 €
  • GIR 2 : 1 6582,30 € 
  • GIR 3 : 1 215,99 € 
  • GIR 4 : 811,52 €

Comment demander l’aide à la perte d’autonomie à domicile ? 

Ici, les choses se compliquent un peu.

Comme souvent en France, les formalités administratives sont longues et fastidieuses.

Les démarches pour faire une demande d’APA à domicile varient selon votre département de résidence. 

Vous avez généralement 2 possibilités : 

  1. Faire la demande d’APA via un service en ligne.
  2. Remplir et retourner un formulaire papier au service autonomie du Conseil départemental. 

💡Pour vous aider : utilisez le simulateur mis en place par le gouvernement pour connaître la marche à suivre selon votre département. 

Comment demander l’APA en établissement ? 

La personne en perte d’autonomie est hébergée en EHPAD ou en unité de soins de longue durée (USLD) ?

Dans ce cas, nous vous invitons à vous adresser directement à la direction de l’établissement.

Elle sera la plus à même de vous indiquer les formalités à effectuer. 

Aide n°2 : La PCH, la Prestation de Compensation du Handicap

Qu’est-ce que la PCH ? 

La PCH, ou Prestation de Compensation du Handicap, est une aide à la perte d’autonomie.

Votre proche a désormais besoin d’être accompagné pour réaliser des actes de la vie quotidienne ? Alors, il peut peut-être prétendre au versement de cette prestation.

Elle couvre une partie, voire la totalité des dépenses liées à la perte d’autonomie.

La PCH comprend 6 grands types d’aides : 

  • humaine ; 
  • technique (achat ou location de matériel adapté) ;
  • à l’aménagement du logement 🏠 ;
  • au transport 🚗 ; 
  • aux charges exceptionnelles rattachées au handicap ; 
  • animalière 🐕‍🦺.

Quelles sont les conditions de perte d’autonomie pour percevoir la PCH ? 

Pour toucher la Prestation de Compensation du Handicap, votre proche doit : 

  • Être dans l’incapacité totale de réaliser une activité majeure de tous les jours (se laver, par exemple). On parle alors de difficulté absolue.
  • Ou effectuer difficilement 2 activités importantes du quotidien (marcher et se laver, par exemple). Il s’agit dans ce cas de difficulté grave.

Les niveaux de difficulté rencontrés doivent être permanents et définitifs ou bien s’étaler sur une durée d'au moins 1 an.

Quelles sont les conditions pour toucher la PCH ?

De manière générale, vous pouvez toucher la PCH si : 

  • Vous souffrez d’une perte d’autonomie qui date d’avant vos 60 ans.
  • Vous exercez encore une activité professionnelle et n’êtes plus autonome dans la vie de tous les jours (exemple : impossibilité de se laver seul).
  • Vous bénéficiez de l’ACTP (Allocation Compensatrice pour Tierce Personne). L’aide sera dans ce cas remplacée par la PCH.

Vous pouvez toucher la PCH en établissement à condition d’être admis en France dans un établissement social, médico-social ou d’être hospitalisé.

💡 Bon à savoir : vous pouvez également prétendre à la PCH si vous avez moins de 20 ans et que vous percevez déjà l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ou AEEH.

Quels revenus pour toucher la PCH ? 

Aucune condition de ressources ne s’applique à la Prestation de Compensation du Handicap. 

Votre revenu fiscal de référence définit néanmoins les montants versés.

Quels sont les montants de la PCH ?

Ici, le montant que vous allez percevoir dépend du type d’aide sollicitée : 

  • Aide humaine 👩‍⚕️: quota de 9 h 05 par jour (dont 3 h de soutien à l’autonomie). Excepté pour les personnes qui ont besoin d’une aide permanente. 
  • Aide technique : 13 200 € maximum sur 10 ans.
  • Aménagement du logement 🏠 : 10 000 € sur 10 ans.
  • Aménagement du véhicule et des coûts liés aux transports 🚗 : 10 000 € sur 10 ans ou 24 000 € sur 10 ans sous conditions.
  • Charges spécifiques : 100 € maximum par mois pendant 10 ans.
  • Charges exceptionnelles : 6 000 € sur 10 ans.

💡 Bon à savoir : vous pouvez prétendre à la CMI (Carte Mobilité Inclusion) pour faciliter certains actes du quotidien. Il en existe 3 types : la CMI stationnement, la CMI priorité et la CMI invalidité.

Comment est versée la prestation de compensation du handicap ?

Les versements de la PCH s’organisent de 2 façons : 

  1. Des virements réguliers si les besoins doivent être couverts de manière permanente.
  2. Des versements ponctuels si les dépenses restent spécifiques et occasionnelles.

La PCH est attribuée à vie. 

⚠️ Attention : vous ne pouvez pas cumuler APA et PCH. Selon votre situation, vérifiez quelle option reste la plus avantageuse. 

Quelles sont les aides fiscales en cas de perte d’autonomie ?

En plus de l’APA et de la PCH, des aides fiscales existent pour les personnes en perte d’autonomie et leurs proches.

Je vous présente ici les principales que vous pouvez demander, sous conditions, et leur montant : 

Aide 🤝Conditions 📝Montant 💸
Crédit impôt pour l’aide à domicile Être domicilié fiscalement en France50 % des dépenses annuelles (ménage, aide au lever, etc.) 
Crédit d’impôt pour l’adaptation du logementAvoir + de 60 ans.Être en situation de perte d'autonomie.Dépenses liées à l'installation ou au remplacement d'équipement pour que le logement s'adapte à la perte d'autonomie
Abattement ou exonération de la taxe foncière (pour l’habitation principale)Avoir entre 65 et 75 ans pour l’abattement.Avoir + de 75 ans pour l’exonération. 100 € de dégrèvement de la taxe foncière pour les personnes entre 65 et 75 ans.Exonération totale pour les + 75 ans.
Réductions d’impôt en EHPADAucune condition d’âge, sous réserve d’occasionner des frais liés à la dépendance.25 % des dépenses liées à l’hébergement et à la dépendance (2 500 € / an d’abaissement au maximum)
Déduction fiscale pour la personne aidanteHéberger une personne de + de 75 ans ou un parent chez soi, qui ne dispose pas de ressources suffisantes.Déduction fiscale sous forme de pension alimentaire ou somme forfaitaire, selon le cas

👉 Lire également : 💔 Comment se passe un décès en EHPAD ?

Quelles sont les aides après décès dans le cadre d’une perte d’autonomie ?

Vous venez de perdre votre parent ou conjoint en perte d’autonomie ? Alors, le versement des aides que vous perceviez de son vivant est interrompu après son décès.

Alors, comment faire face à la perte financière engendrée par sa disparition ? Vous êtes sûrement éligible à l’une ou plusieurs des 10 aides financières après décès disponibles.

⚠️ Aucune aide n’est versée automatiquement. Vous devez en faire la demande.

Le capital décès CPAM

La 1ère aide que vous pouvez solliciter pour faire face aux frais d'obsèques et aux dépenses liées à la mort de votre proche ? Le capital après décès de la CPAM.

Vous pouvez percevoir le capital décès CPAM si le défunt se trouvait dans l’une de ces situations durant les 3 mois avant son décès :

  • salarié ; 
  • allocataire chez France Travail ; 
  • travailleur indépendant non retraité artisan ou commerçant (ou à la retraite) ;
  • titulaire d’une pension d’invalidité ou d’une rente d’accident de travail ou de maladie professionnelle avec une incapacité physique permanente d’au moins 66,66 %.  

Par ordre de priorité, il est versé au conjoint survivant, puis aux enfants (descendants) et enfin aux ascendants. 

🗣️ Le conseil de Teddy, expert en démarches après décès : vous êtes identifié comme bénéficiaire prioritaire ? Vous disposez d’un délai de 1 mois pour demander le versement du capital décès CPAM avant les autres ayants-droits. 

La pension de réversion 

Vous venez de perdre votre épouse ou votre époux ? La pension de réversion est l’aide principale que vous devez solliciter.

Elle est délivrée par la caisse de retraite. L’organisme verse alors une partie de la pension de retraite de votre conjoint.

Plusieurs conditions pour toucher une pension de réversion : 

  • Vous avez été marié au défunt (le pacs ou le concubinage ne suffisent pas).
  • La personne disparue percevait une pension de retraite de la part de l’Assurance retraite.
  • Vous avez au moins 55 ans.
  • Vous respectez les plafonds de ressources annuelles.

🔎 Pour tout savoir du montant de la pension de réversion et de la procédure pour faire votre demande, je vous conseille notre article dédié : Pension de Réversion : tout ce qu’il faut savoir

L’Allocation de Soutien Familial (ASF) versée par la CAF

La CAF (Caisse d’Allocations Familiales) met en place l’Allocation de Soutien Familial. 

Dans quels cas pouvez-vous la demander ? Si vous avez un ou plusieurs enfants privés de l’un de ses parents. Ainsi, elle vous permet de subvenir à leurs besoins et de leur apporter un soutien financier. 

L’ASF ne dépend pas de vos conditions de ressources. 

Par contre, l’existence ou non d’une pension alimentaire change les modalités d'attribution et les montants de l’allocation. 

Pensez à vous renseigner auprès de la CAF !

Quelles sont les démarches à réaliser après le décès d'un proche en perte d’autonomie ? 

👉 Vous venez de perdre un proche en situation de perte d’autonomie ? 

👉 Vous vous sentez démuni face aux nombreuses démarches après décès à réaliser et vous ne savez pas par où commencer ? 

Vous n'êtes pas seul.

En France, ce sont 7 milliards d'euros d'aides et d'argent qui sont placés sur des comptes bancaires ou des contrats d'assurance sans jamais être réclamés par les familles du défunt. 

Notre mission ? Simplifier vos démarches après décès et vous soulager de ce poids pour vous concentrer sur ce qui compte vraiment.

Avec la solution de tranquillite.fr, vous allez pouvoir : 

✅ Identifier toutes les aides après décès auxquelles vous avez droit, en seulement 2 minutes !

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